Mise en œuvre

Le classement «R» des écrans de sous-toiture

Dans le cas des écrans de sous-toiture ventilés et posés tendus sur la charpente support des bois de couverture, la résistance de l’écran à la déchirure au clou caractérise son classement «R» et détermine l’écartement maximal admissible entre chevrons ou fermettes support (voir CPT du CSTB et Cahier SNEST), voir tableau ci-dessous.

Classement
«R»
Écartement maxi
entre chevrons
 R1  45 cm
 R2  60 cm
 R3  90 cm

 

 

 

Les écrans de sous-toiture et le feu

Situés sous les éléments de couverture, les écrans souples de sous-toiture ne sont pas en contact direct avec le feu provenant de l’extérieur et ne relèvent pas de l’article CO 16 (arrêté du 23 mars 1965 et arrêtés modificatifs) de la réglementation incendie qui traite du classement des couvertures vis-à-vis du risque feu.

De plus, les écrans de sous-toiture ne sont pas destinés à constituer la face plafond de locaux occupés, en bâtiments d’habitation ou dans les établissements recevant du public ; ils ne sont donc pas non plus concernés par les réglementations relatives au feu venant de l’intérieur.

 

 

 

Toitures en montagne

Les toitures soumises à un climat de montagne (altitude > 900 m) font l’objet de dispositions constructives spécifiques définies dans le DTU des matériaux de couverture ou à défaut dans le Guide des Couvertures en Climat de Montagne (CSTB).

Elles font en général appel à des membranes d’étanchéité complémentaire.

 

 

 

Supports

Supports discontinus
Les écrans sont posés sur des supports discontinus parallèles à la ligne de plus grande pente tels que :
 fermettes industrialisées ;
 chevrons ;
 caissons chevronnés ;
 chanlattes sur plancher porteur en maçonnerie.
Selon l’entraxe maximum des supports – 45, 60 ou 90 cm –, il convient de choisir un écran de sous-toiture de classe de résistance «R» à la déchirure au clou suffisante.

Supports continus
 écrans rigides ou supports continus ventilés, conformes aux DTU de la série 40.1 et 40.2 ;
 bois massifs (voliges ou planches jointives) ;
 panneaux dérivés du bois CTBX ou CTBH.

Isolation entre les supports de couverture
Les écrans sont déroulés sur des supports discontinus parallèles à la ligne de plus grande pente tels que fermettes industrialisées ou chevrons, entre lesquels l’isolant est mis en œuvre sans lame d’air en sous-face de l’écran.
L’écartement maximum entre supports est de 60 cm.

En système sarking
Procédés et isolants sous Avis Technique.
Les écrans sont posés directement sur les isolants admis et fixés par les chanlattes ou les contre-lattes.
Les isolants admis au contact direct de DuPont™ Tyvek® VP’X et DuPont™ Tyvek® RP’X sont :
 les isolants manufacturés en laine minérale (laine de verre ou laine de roche) ;
 les isolants plastiques alvéolaires rigides (polystyrène PSE ou XPS, polyuréthane PUR ou PIR) ;
 les isolants manufacturés admis en système sarking (sous Avis Technique).

 

 

 

Ventilation des couvertures

Les DTU de la série 40 imposent de ventiler la sous-face des éléments de couverture et/ou de leur éventuel support continu (voliges, panneaux).
De même, à l’exception des écrans HPV, les écrans souples de sous-toiture posés sur la charpente doivent avoir leur sous-face ventilée.
Cette ventilation impose de ménager des lames d’air d’épaisseur suffisante et des ouvertures hautes et basses, l’écran (et son éventuel support continu) étant interrompus en faîtage, afin de permettre la circulation d’air.

Les sections des orifices de ventilation et les épaisseurs de lames d’air sont définies dans les DTU de la série 40.1 et 40.2 et résumées dans le tableau ci-dessous :
 S est le rapport entre la section totale des orifices de ventilation et la surface de la paroi d’échange P :
   - S1 : entre l’écran de sous-toiture et l’élément de couverture ;
   - S2 : entre l’isolant et l’écran de sous-toiture.
 E est l’épaisseur minimum de la lame d’air :
   - E1 : entre l’écran de sous-toiture et l’élément de couverture ;
   - E2 : entre l’isolant et l’écran de sous-toiture.
Pour les autres cas : se reporter aux DTU du matériau de couverture ou à défaut, au Cahier du CSTB n° 1926 relatif à la «Ventilation des toitures inclinées couvertes en petits éléments discontinus».

Nota : ces éléments relèvent du cas général :
> projection horizontale du rampant inférieure à 8 m ou 12 m suivant le matériau de couverture (voir DTU correspondant) ;
> locaux à faible ou moyenne hygrométrie ;
> perméance de la paroi plafond < 0,05 g/m².h.mmHg.

 

 

 

Sections des orifices et épaisseur des lames d‘air de ventilation

Couvertures en petits éléments sur locaux à faible ou moyenne hygrométrie

Dispositions constructives Comble perdu, écran posé tendu ou sur support continu
Écran HPV posé sur isolant

Comble habitable, écran posé tendu ou sur support continu
Remarques
S1 1/5000 1/3000 1/5000 Ardoises :
S1 = 1/3000, sauf pour ardoises naturelles posées au clou ou au crochet pointe
S2 1/3000 - 1/3000 Ardoises :
S2 = 1/2000
E1 2 cm mini 2 cm mini 2 cm mini Sauf pour ardoises naturelles posées au clou ou au crochet pointe
E2 - - 2 cm mini Ardoises :
E2 = 2 cm (écran souple)
4 cm (support continu)

 

 

Cas particulier des écrans hautement perméables à la vapeur d’eau (HPV)

Définition et caractéristiques
Les écrans HPV sont caractérisés par une perméance élevée facilitant le transfert de vapeur, évitant ainsi les phénomènes de condensation.
Ils peuvent de ce fait être posés au contact direct de l’isolant thermique situé sous rampant, sans ventilation de la sous-face de l’écran.
Un écran est dit HPV si sa perméance est supérieure à 1 g/m².h.mmHg soit une valeur Sd < 0,09 m. (Sd : hauteur d’air de diffusion équivalente).

Hygrométrie des locaux
L’emploi des écrans HPV est limité aux locaux à faible ou moyenne hygrométrie (2,5 < W/N < 5 g/m³).

Pare-vapeur - paroi plafond
Afin d’éviter un afflux de vapeur d’eau (depuis l’intérieur) supérieur à la capacité de transfert de l’écran de sous-toiture HPV, ce qui entraînerait des risques de condensation dans l’isolant thermique, il est indispensable de réaliser une paroi plafond étanche à l’air, ainsi qu’un pare-vapeur soigné assurant une barrière continue à la vapeur d’eau (voir Recommandation du SNEST, du 23 février 2000).

Mise en œuvre
Les conditions de mise en œuvre des écrans HPV sont définies dans les Avis Techniques.