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    Traitement des parois enterrées

    Définitions : sols, parois, travaux

     

    Les sols de fondations

    De la nature des terrains qui les composent et de leur alternance dépend la façon dont on réalise les fondations d’un ouvrage.

    Les sols sont caractérisés notamment par leur portance mesurant la capacité qu’ils ont à supporter le poids d’une construction.

    La présence d’eau dans les sols de fondations ou dans les couches de terrain qui les composent peut avoir une incidence sur la portance de ceux-ci.

    La reconnaissance de sol

    La reconnaissance de sol permet d’apprécier la portance d’un sol pour déterminer le type de fondation adapté, mais également pour définir les niveaux et le régime hydraulique des eaux qui s’y trouvent, afin de prévoir, pour les parois de l’ouvrage à construire, les traitements appropriés. La visite et l’examen du site, ainsi que l’étude des cartes géologiques, permettent en général au spécialiste de se faire une première idée de la nature des terrains.

    La reconnaissance de sol peut être réalisée par sondages du sol dans l’emprise et à la périphérie de l’ouvrage à construire, par prélèvements exécutés dans les différentes couches de terrain (carottages) aux fins d’analyse, par des essais in situ (pénétromètre statique ou dynamique, pressiomètre, essais à la table…) complétés, si besoin est, par des essais en laboratoire : elle permet notamment de mesurer la teneur en eau et la perméabilité du sol.

    Les fondations

    Les fondations sont destinées à supporter le poids de la construction et doivent résister aux efforts dûs à l’action du vent et à la déformation propre du sol. Selon la nature du sol, on réalise des fondations superficielles ou profondes.

    Les fondations superficielles sont employées lorsque des terrains satisfaisants sont situés à proximité de la surface du sol.
    Elles sont constituées :

    • soit de semelles coulées in situ ou préfabriquées, filantes
    • soit d'un radier général, pour les terrains de faible portance ou les remblais compactés.

    Les fondations plus profondes sont utilisées lorsque les couches superficielles ne suffisent pas à supporter la construction.
    Elles peuvent être constituées :

     

    • soit de plots en béton reliés par des longrines ;
    • soit de puits creusés jusqu’à la couche résistante supportant les maçonneries par l’intermédiaire de longrines ;
    • soit de pieux, de section transversale plus faible que celle des puits et exécutés par des entreprises spécialisées, supportant la construction grâce au frottement des terrains sur leur surface latérale.

     

    Le drainage

    Le drainage est nécessaire chaque fois qu’une accumulation d’eau est à craindre en avant des parois enterrées.
    C’est le cas notamment des bâtiments fondés sur une couche peu perméable surmontée d’un sol perméable.

    La ceinture de drainage est l’élément essentiel du système de drains. Elle est constituée d’une canalisation qui entoure la construction à protéger. Elle doit conduire, par une pente régulière, les eaux qui ont tendance à s’accumuler contre les parois et celles provenant d’éventuelles couches drainantes sous dallage, vers un réseau d’évacuation collecteur (fossé, canalisation enterrée…) ou vers un puisard.

    Le drainage devient inutile lorsque :

    • le terrain est baigné par une nappe phréatique de niveau variable dont le niveau le plus haut est situé au-dessus du niveau le plus haut des sous-sols ;
    • une accumulation d’eau est possible, pendant une assez longue durée, le long des murs périphériques (c’est le cas d’un bâtiment fondé sur un sol peu perméable, l’évacuation des eaux recueillies par un système de drainage ne pouvant se faire dans des conditions satisfaisantes).
      Dans ces deux cas les dispositions propres à éviter l’inondation des locaux relèvent des travaux de cuvelage.

    Le drainage peut être inadapté, voire dangereux dans certains cas. Comme, par exemple, celui d’un terrain hétérogène pour lequel un drainage sans précautions particulières peut alimenter des veines de terrain perméable sans exutoire qui, ainsi mises en charge, peuvent devenir instables sur des terrains en pente.
    Là encore, l’impossibilité de drainer orientera les choix vers une solution de cuvelage. La conception des réseaux de drainage et des tranchées drainantes est explicitée dans l’Annexe aux Règles de Calcul de la Norme NF P 10-202-2 référence DTU 20.1 - Règles de Calcul.

    Les remblais

    La nature des remblais et la façon de les mettre en ?uvre sont décrites dans le DTU 12.
    Ils sont constitués d’une ou plusieurs couches de sols homogènes mises en ?uvre en couches horizontales successives d’épaisseur maximale 0,20 m avant compression.
    Le respect de ces dispositions est important notamment dans le cas où les parois de l’ouvrage reçoivent un revêtement par feuille d’étanchéité ou de protection.
    Il peut être dangereux de remblayer une fouille ouverte dans un terrain de fondation peu perméable, avec des matériaux très perméables, si aucun drainage n’a été prévu.

    Une addition de compétences

    La protection des parois d'une construction enterrée contre les actions de l'eau est un ouvrage dont la conception peut être complexe de par les multiples origines possibles des eaux, mais aussi de par les nombreux facteurs qui doivent intervenir dans le choix de la bonne solution : régime hydraulique des eaux souterraines, nature des terrains, type de fondations, nature et épaisseur des parois, mode d'utilisation du local intérieur...
    Ces facteurs interviennent fortement dans la définition du revêtement extérieur et des ouvrages associés.

    Les acteurs déterminants et indispensables sont donc nombreux dans la réalisation d'un tel ouvrage :

    • le maître d'ouvrage qui doit définir la nature du local et ses exigences relatives à la présence ou non d'humidité ainsi que le degré de fiabilité recherché ;
    • le maître d'?uvre qui doit définir la nature du sol de fondation et déterminer le degré de sollicitation de l'eau en fonction des niveaux connus des hautes eaux, de l'environnement topographique et de la région climatique ;
    • l'entreprise de construction qui choisit, seule ou avec le maître d'?uvre, la nature des parois.

    Tous ces critères étant interactifs, la bonne réalisation de la protection des parois d'un ouvrage enterré passe par l'addition de toutes les compétences.