Fermer le menu
Génie civil
Chantiers remarquables
Actualités

You are here

  1. Accueil
  2. Génie civil
  3. Drainages parois enterrées

Drainages parois enterrées

Les dégâts causés par l’infiltration d’eau de surface dans les structures des ouvrages enterrés posent très fréquemment des problèmes. Une fois les dommages causés les réparations s’avèrent souvent très coûteuses, compliquées et rarement satisfaisantes.

La pénétration d’eau ou d’humidité dans une construction enterrée peut avoir différentes conséquences telles que :

  • la fissuration des parties bétonnées ;
  • a corrosion des éléments métalliques ;
  • la déstabilisation des couches de remblais soutenant une route au-dessus d’un ouvrage enterré.
    Pour éviter que l’eau ne pénètre dans une construction enterrée, il existe deux solutions types fondamentalement différentes qui peuvent se combiner.
On peut retenir l’eau grâce à un dispositif d’étanchéité. Cependant en empêchant la pénétration de l’eau, on maintient ou on augmente la pression de l’eau contre cet écran. Dans ce cas il est indispensable que la construction proprement dite et l’écran puissent en permanence résister à la pression de l’eau maximale prévue. Les éventuels problèmes que pose cette solution concernent surtout la pression de l’eau et la continuité de l’écran d’étanchéité (joints, détériorations).

D’autre part, on peut prévoir un système de drainage via lequel l’eau peut cheminer. La pression de l’eau se voit ainsi limitée voire réduite à néant.
Les éventuels problèmes liés au drainage concernent surtout les débits d’eau à évacuer et le fonctionnement permanent du système (colmatage de la nappe drainante ou du tuyau collecteur).

Afin de palier l’infiltration des eaux de surfaces dans le béton des ouvrages enterrés, il existe des systèmes de drainages synthétiques.
Ces systèmes de drainages sont généralement des géocomposites drainants constitués :
  • d’une âme drainante ;
  • d’un géotextile filtrant.
Ces produits sont définis non seulement par des caractéristiques mécaniques mais également par des caractéristiques hydrauliques dont les notions les plus importantes sont :
  • la transmissivité ou capacité de débit dans le plan (paramètre le plus important concernant la couche drainante) ;
  • la permittivité ou capacité de débit normale au plan (paramètre le plus important concernant la couche filtrante) ;
  • l’ouverture de filtration du géotextile.
Le drainage des ouvrages enterrés peut être soit ponctuel, soit surfacique.

Le drainage ponctuel

Ce drainage est généralement mis en ?uvre pour palier localement des arrivées d’eau présentant des débits supérieurs à 0,5 l/mn. Ce système de drainage, mis en ?uvre sous forme de lisses ou de cerces, peut avoir pour objectif :

  • soit le drainage provisoire de l’ouvrage ;
  • soit le drainage définitif de l’ouvrage.
Le drainage provisoire est constitué généralement de cerces ou de lisses de 8 à 20 mm d’épaisseur (en fonction des débits à évacuer sous pression de béton frais de 100 à 150 Kpa).
Ces dispositifs sont simplement fixés par spitage au support et raccordés au système de drainage du DEG.

Le drainage définitif est généralement utilisé sous forme de bandes de géocomposites équipées d’une couche de filtration. Ces bandes sont généralement fixées par spitage au support (tunnels ou tranchées couvertes avec emprises).
Ces géocomposites de drainages sont principalement mis en ?uvre verticalement au droit des joints de plots en tunnel ou de parois moulées en tranchées couvertes et horizontalement en tunnel à la reprise de béton banquette.
Ces nappes drainantes doivent obligatoirement être raccordées à un drain longitudinal généralement placé en pied de voûte ou de piédroit.

Le drainage de surface

Le captage de surface provisoire sert à drainer des zones de voûtes présentant des surfaces d’arrivées d’eau diffuses très importantes soit des arrivées d’eau en radier.
Pour ce type de captage, les plaques alvéolées préformées sont généralement utilisées. Elles sont fixées mécaniquement au support par spitage, avec recouvrement en fonction du système compris entre 0,10 et 0,20 m par nappe et sont raccordées à des dispositifs de drainage ou de pompage provisoire.

Le captage de surface définitif est principalement utilisé pour des ouvrages réalisés en tranchée couverte avec ou sans emprises, mais toujours hors pression hydrostatique.
Ce sont en général les piédroits qui sont équipés de ce type de drainage et parfois les radiers.
Les nappes de drainage sont déroulées verticalement et le recouvrement doit être de 0,1 à 0,2 m. La fixation se fait en tête avec, en fonction de la hauteur à drainer, des fixations intermédiaires par spitage.
Ce système de drainage vertical doit être raccordé à un dispositif en polyéthylène, équipé tous les 50 m d’une trappe de visite.

Définition

Drainage

Le drainage est un captage ponctuel ou surfacique d’arrivées d’eau dans un ouvrage souterrain. Cette eau est ensuite collectée et rejetée à l’extérieur par le réseau d’assainissement de l’ouvrage. Le drainage peut être provisoire, pour permettre par exemple la mise en place dans de bonnes conditions du complexe d’étanchéité ou définitif, et contribue de ce fait à la fonction étanchéité de l’ouvrage.

Géoespaceurs

Structure polymère constituée de feuilles thermo-formées ou de monofilament ou de toute autre structure ayant pour fonction de créer un fort indice de vide facilitant l’écoulement de l’eau, soit en phase provisoire, soit en phase définitive.

Géocomposite de drainage

Association d’un géoespaceur avec un ou plusieurs géotextiles ayant une fonction de filtration. Ces géocomposites de drainage sont généralement utilisés en drainages définitifs des piédroits de tranchées couvertes réalisés sans emprises.

Cerce de drainage

Bande de drainage constituée d’un géoespaceur ou d’un géocomposite de drainage de largeur variable, placée transversalement à l’axe de l’ouvrage. Sa fonction principale est de favoriser l’écoulement des eaux venant du support vers le dispositif de drainage placé en pied de piédroit ou de voûte.

Lisse de drainage

Bande de drainage constituée d’un géoespaceur ou d’un géocomposite de drainage de hauteur variable (1,5 à 2 m) placée longitudinalement à l’axe de l’ouvrage. Sa fonction principale est de favoriser l’écoulement des eaux venant du support vers le dispositif de drainage placé en pied de piédroit ou de voûte.

Dispositif de drainage en pied de piédroit ou de voûte

Dispositif constitué soit de drains circulaires en matière synthétique, soit d’une réservation réalisée dans la banquette d’un tunnel permettant de collecter les eaux d’infiltration drainées par le DEG jusqu’au réseau séparatif d’assainissement de l’ouvrage.