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    Traitement des parois enterrées : quels éléments prendre en compte pour assurer leur étanchéité

    Pour protéger efficacement les parties de votre projet qui se trouvent sous le niveau du sol, vous devez tenir compte de la nature du sol et choisir la solution d’étanchéité adaptée. Nature du sol, fondations, remblai et drainage : nous avons réuni ici pour vous toutes les informations pertinentes sur les différents éléments clefs d’une étanchéité des parois enterrées réussie.

    Quatre aspects cruciaux à prendre en compte pour concevoir l’étanchéité de vos parois enterrées

    La protection des parois d'une construction enterrée contre l’eau et l’humidité peut être complexe. Que vous soyez maître d’œuvre, maître d’ouvrage ou l’entreprise chargée de la construction, vous devez prendre en compte la nature du terrain, l’épaisseur des parois, l’usage futur du local, la nature des fondations ou encore les origines possibles d’infiltration de l’eau. Nos experts font le point pour vous sur ces différents aspects.
     

    Nature du sol
     

    La nature du terrain sur lequel vous projetez de construire est très importante, puisqu’elle va conditionner la façon dont vous allez réaliser les fondations de votre ouvrage. Vous devez notamment prendre en compte la portance du sol, c’est-à-dire sa capacité à supporter le poids de la future construction.
    Si de l’eau se trouve dans le sol ou dans les couches du terrain, cela aura un impact sur différents aspects de votre chantier :

    • La portance du sol (et donc ce que vous pourrez y construire)
    • Le type de fondation que vous devrez prévoir
    • La nature des parois
    • Le traitement qui sera adapté pour les parois enterrées

    Pour déterminer efficacement la nature du sol de votre chantier, nous vous recommandons de visiter le terrain et d’étudier les cartes géologiques du site (avec l’aide d’un spécialiste). Cela vous permettra d’évaluer précisément les niveaux et le régime hydraulique des eaux qui s’y trouvent.

    Vous pouvez également faire réaliser l’une des opérations suivantes :

    • Un sondage du sol dans l’emprise et à la périphérie de l’ouvrage à construire
    • Des prélèvements dans les différentes couches du terrain (ce qu’on appelle un « carottage ») pour les analyser
    • Des essais in situ (pénétromètre statique ou dynamique, pressiomètre, essais à la table, etc.)
    • Des essais en laboratoire, par exemple pour mesurer la teneur en eau et la perméabilité du sol

    Ces différents tests vous permettront de vous faire une idée précise du sol sur lequel vous allez devoir travailler et vous pourrez choisir les fondations adaptées à votre projet.
     

    Nature des fondations
     

    Une fois les informations concernant la nature de votre sol en main, vous pouvez choisir des fondations adaptées. Comme leur rôle est de supporter le poids de toute la construction, elles doivent absolument pouvoir résister à la déformation du sol et aux efforts dûs à l’action du vent. Selon le type de sol auquel vous avez à faire, vous devrez choisir de réaliser des fondations superficielles ou profondes.

    Les fondations superficielles : elles sont employées lorsque vous opérez sur un terrain à proximité de la surface du sol permettant de supporter votre construction. Les fondations superficielles sont composées de l’un ou l’autre de ces éléments :

    • Des semelles, coulées in situ ou préfabriquées, filantes ou ponctuelles ;
    • Un radier général, pour les terrains de faible portance ou les remblais compactés.

    Les fondations profondes : elles doivent être utilisée lorsque les couches superficielles du terrain ne suffisent pas à supporter la construction. Les fondations profondes sont composées de l’un ou l’autre de ces éléments :

    • Des plots en béton reliés par des longrines ;
    • Des puits creusés jusqu’à la couche résistante supportant les maçonneries par l’intermédiaire de longrines ;
    • Des pieux, de section transversale plus faible que celle des puits et exécutés par des entreprises spécialisées, supportant la construction grâce au frottement des terrains sur leur surface latérale.

    Une fois que vous avez déterminé le type de fondation adaptée à votre projet, vous devez penser à une méthode de drainage efficace pour minimiser l’exposition des parois à l’eau et à l’humidité.
     

    Méthode de drainage
     

    La question du drainage est cruciale si vous craignez que de l’eau s’accumule contre vos parois enterrées. C’est le cas si votre bâtiment est fondé sur une couche peu perméable surmontée d’un sol perméable.
    La ceinture de drainage est l’élément essentiel du système de drains. Elle est constituée d’une canalisation qui entoure la construction à protéger. Elle doit conduire, par une pente régulière, les eaux qui ont tendance à s’accumuler contre les parois et celles provenant d’éventuelles couches drainantes sous dallage, vers un réseau d’évacuation collecteur (fossé, canalisation enterrée) ou vers un puisard.

    Vous n’avez pas besoin de réaliser un drainage lorsque :

    • Votre terrain est baigné par une nappe phréatique de niveau variable dont le niveau le plus haut est situé au-dessus du niveau le plus haut des sous-sols
    • Une accumulation d’eau est possible, pendant une assez longue durée, le long des murs périphériques (par exemple dans le cas d’un bâtiment fondé sur un sol peu perméable où l’évacuation des eaux recueillies par un système de drainage ne peut se faire dans des conditions satisfaisantes)

    Dans ces deux cas de figure, vous devez prévoir des travaux de cuvelage pour éviter l’inondation de vos locaux.

    Attention : dans certains cas, le drainage peut être inadapté, voire dangereux. C’est le cas si votre terrain est hétérogène : un drainage sans précautions particulières pourrait alimenter des veines de terrain perméable sans exutoire qui, ainsi mises en charge, peuvent devenir instables sur des terrains en pente. L’impossibilité de drainer votre terrain vous imposera donc de réaliser des travaux de cuvelage.

    Bon à savoir : la conception des réseaux de drainage et des tranchées drainantes est explicitée dans l’Annexe aux Règles de Calcul de la Norme NF DTU 20.1 P4 (NF P 10-202-4).
     

    Des remblais efficaces
     

    Les remblais sont constitués d’une ou plusieurs couches de sols homogènes mises en œuvre en couches horizontales successives. Ils servent à combler la tranchée autour des fondations ou à soutenir un mur. Leur épaisseur maximale ne doit pas dépasser 0,20 m avant compression.

    Attention : vous devez absolument respecter les dispositions du DTU 12 en ce qui concerne la nature des remblais et la façon dont ils doivent être mis en oeuvre. Le respect de ces disposition est particulièrement important si les parois de votre ouvrage reçoivent un revêtement par feuille d’étanchéité ou de protection. En effet, il peut être dangereux de remblayer une fouille ouverte dans un terrain de fondation peu perméable avec des matériaux très perméables si aucun drainage n’a été prévu.